Mar 07 JO-Escrime: Laura Flessel veut piquer une dernière fois

Aug. 07, 2008, 2:37 a.m. (ET)

PEKIN (AP) Pour sa quatrième participation à des Jeux olympiques, la "guêpe" Laura Flessel entend piquer une dernière fois.

La Guadeloupéenne de 36 ans, titrée en individuel et par équipe à l'épée à Atlanta en 1996, entend conforter à Pékin son record de cinq podiums olympiques qui en fait la Française la plus médaillée de l'histoire des Jeux olympiques. Elle vise en toute décontraction un nouveau titre en Chine.

"L'or est la couleur qui va le mieux au teint des Antillaises", s'amuse la native de Pointe-à-Pitre.

"La passion est toujours là", explique la championne, en recherche perpétuelle de la perfection. Elle a intégré le Lagardère Paris Racing afin de bénéficier des derniers apports de la technologie.

"L'approche dans ce club est différente, au niveau du matériel, du physique. Il y a des outils pour modifier la gestuelle, on règle les gestes au millimètre avec des ingénieurs performants", a-t-elle expliqué jeudi au Club France de Pékin.

Gagner les 50 milli-secondes qui séparent à l'épée le coup double de la touche gagnante reste l'obsession de Laura Flessel-Colovic.

"Il faudra faire la différence sur la fraîcheur", souligne l'expérimentée épéiste.

Elle a décidé de "mettre une croix sur le côté sentimental" pour ne pas se disperser jusqu'au 13 août, son jour de compétition. Sa fille Leilou a été laissée dans la famille en Guadeloupe, où surveillée par grands parents, oncles et cousins, "elle fait les mariages" de l'île, en attendant le retour de sa célèbre maman.

La disparition du calendrier des JO de la compétition féminine par équipe à l'épée à Pékin, exclut toute deuxième chance pour Laura Flessel.

"Une seule compétition, cela enlève le droit à l'erreur, mais ça met du piment", dit la jeune femme.

Surnommée la "guêpe" pour sa capacité à marquer des points en touchant au pied ses adversaires, Laura Flessel croit pouvoir remonter sur la plus haute marche du podium 12 ans après Atlanta.

"Je ne suis pas blessée et dans ma tête tout va bien", dit-elle.

Sa chute à la 14e place du classement mondial en raison de points perdus aux derniers championnat d'Europe, n'est pas un handicap mais un atout à ses yeux.

"Etre challenger, c'est une nouveauté pour moi. Je la prends avec joie", dit Laura Flessel. "J'étais troisième mondiale quand je suis arrivée à Atlanta, mais personne ne me connaissait vraiment. Je suis un peu dans la même position à Pékin". AP

jlc/cov/petr

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